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| Description |
Peugeot Pininfarina Cabrio
Traitement Anticorrosion
504
COUPE & CABRIOLET
Cabriolets 4 cylindres boîte 4 : 5 848 ex. Cabriolets 4 cylindres boîte 5 : 1 071 ex. Cabriolets 4 cylindres boîte auto : 292 ex. Cabriolets V6 : 977 ex.
Chez Peugeot, depuis déjà de nombreuses années, il y a une tradition qui remonte à la 404 : un coupé et un cabriolet présents au catalogue dérivant de la berline existante dont le dessin de la carrosserie est dû un des plus grands maîtres : Pininfarina. Avec la 504, Pininfarina laisse aller tout son talent pour dessiner un coupé et un cabriolet qui feront date dans l'histoire de Peugeot…
Lorsqu'est présentée la berline 504 en 1968 (le lancement initialement prévu au printemps avait été décalé en raison des évènements de mai 68), c'est une réelle montée en gamme qui s'opère à Sochaux. Outre des dimensions plus généreuses, la 504 possède en outre par rapport à sa devancière, la 404 (qui sera commercialisée jusqu'en 1970), une motorisation plus généreuse avec un 1,8 litres au lieu du 1,6 litres de la 404. C'est la continuité d'une stratégie de long terme initialisée par Peugeot qui n'a de cesse de vouloir monter en gamme. Le design très classique et austère de la berline 504 tranche très nettement avec son époque qui était alors plutôt en pleine effervescence et pleine de mouvement. C'était alors la berline classique, bien conçue, fiable essentiellement destinée pour la (petite) bourgeoisie. Elle fut d'ailleurs illustrée de triste façon dans le film "Ducon Lajoie" pour la frange "petite bourgeoisie étriquée". La 404 avait eu ses variantes coupé et cabriolets dessinées par le Maestro Pininfarina. La 504 connu le même développement mais on alla plus loin encore…
Ainsi, dès 1969, Peugeot présente et commercialise les variantes coupés et cabriolets de sa berline 504. Sur les 404 CC, la parenté stylistique avec la berline était évidente tant à l'avant qu'à l'arrière. Pour les 504 CC, Pininfarina est allé plus loin encore dans sa démarche stylistique. S'il n'est toujours pas question d'excentricité ni même d'originalité, Pininfarina offre une ligne aux 504 CC qui n'ont plus aucune parenté avec la berline dont ils dérivent. Exit le pan de coffre curieusement incliné de la berline, et surtout, si l'ensemble général du design respire le classicisme de bon aloi, l'élégance et le style qui se dégagent semblent aux antipodes de la lourdeur stylistique relative de la berline. Pour arriver à ce résultat, les ingénieurs ont raccourci l'empattement de 19 cm et les voies arrière ont été élargies de 5 cm. Au total, la longueur hors-tout des 504 CC est 13 cm plus courte que celle des berlines, mais leurs poids est supérieur. Pour finir sur le chapitre du style, Pininfarina a su disséminer ça et là des détails stylistiques charmeurs tels les quatre phares AV, les montants de custodes très fin et gracieux, les fines poignées de porte chromées et surtout les feux AR obliques très élégants que reprit notamment Guy Ligier pour son coupé JS2 sur les premiers exemplaires. Le moteur est repris aux 404 CC. C'est le 1,8 litres développant 90 chevaux et alimenté par un système d'injection indirecte Kugelfischer.
Conscient des critiques essuyées sur le manque de caractère moteur des 504 CC dont le prix rappelons-le à l'époque était 40% plus cher que la berline, Peugeot réalèse le moteur pour le passer à 2 litres. La puissance évolue également pour passer à 104 ch. La vitesse de pointe tutoie désormais les 180 km/h. Pourtant ces évolutions, intéressantes au demeurant, ne changent pas le caractère de ce placide coupé, toutefois séduisant et agréable à l'usage. Un compte-tours est enfin monté en série sur tous les 504 CC. L'année suivante une boîte automatique ZF à 3 rapports fait son apparition dans la gamme tandis que le frein à main passe entre les sièges. Au salon de Paris en septembre, Pininfarina dévoile un concept de salon : le break Riviera. Reprenant la base d'un coupé 504 et le même design, le carrossier de Turin l'a habilement habillé d'une carrosserie coupé-break plus communément appelé : "break de chasse". Très belle et très élégante, cette variante aurait pu être un haut de gamme exclusif et emblématique de la gamme sochalienne. Mais, Peugeot a vu la chose autrement et ce concept est resté à l'état de prototype. Dommage… Plus tard, Lancia refusa également la proposition de Pininfarina de décliner la gamme Gamma en partant du style du coupé. Il y avait d'ailleurs également un très beau break de chasse. Fermons-là l'album des regrets. Très peu d'évolutions pour l'année 72 puisque la seule chose que l'on remarque est l'arrêt de la boîte auto pour les cabriolets.
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| Transmission | Manuel Gear Box |
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| Mise en circulation | 06/04/1977 |
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